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Le terroir et la persévérance

Le terroir et la persévérance

 

Le premier semestre 2020, on le sait, a été particulièrement sensible, sur les plans sanitaire et économique. Pourtant, dans ces périodes, il ressort souvent du bon : la solidarité, la volonté, la persévérance en sont de beaux exemples.

 

Voici ce qu’il faut retenir, région par région :

 

En Alsace, les fidèles du Guide savent que c’est toujours l’une de nos régions où l’authenticité prime. Alliée à la convivialité des vignerons et à un savoir-faire qui leur permet avec ces cépages uniques d’élever une gamme incomparable, du vin le plus sec au plus liquoreux, d’autant plus marqués par leurs terroirs où les Grands Crus -ici, comme en Bourgogne- sont de vrais gages de qualité. On ne peut qu’être sous le charme des vins de Frankstein, Kastelberg, Steinert, Mœnchberg ou Zotzenberg. Dans chacun de ces crus, les sols font la différence : calcaire fossile, schiste, marnes jurassiques. Cela explique la puissante identité de ces vins,

 

Dans le Médoc, le Classement voit distinguer plusieurs Premiers Grands Vins Classés : les vrais amateurs et professionnels ne seront pas surpris tant les crus que nous avons fait “monter” correspondent à ce que l’on aime : des vins racés à prix doux.

 

Car, justement, on se demande encore pendant combien de temps des ”crus classés” (Classement de 1855, totalement obsolète quand on sait que les territoires, les hommes et les techniques ont évolué depuis plus de 150 ans) peuvent se vendre aussi chers.

Comme en Champagne, les stocks s’alourdissent, faute d’avoir expédié en Chine où l’on ne sait où, en tout cas vers des contrées où l’on trouve toujours des consommateurs, souvent peu informés, se contenter de boire une étiquette.

 

Les terroirs signent les vins : graves garonnaises à Saint-Julien, quartz et cailloux roulés à Saint-Estèphe, croupes de graves maigres à Pauillac, graviers et cailloux à Margaux, formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile en Médoc... Mais, vous le savez, il est parfois bien difficile aujourd’hui de retrouver cela, tant certains crus sont “lissés” par des vinifications sophistiquées. C’est d’autant plus dommage que ces terroirs ont une réelle influence et pourraient de nouveau signer de vrais grands vins racés. Il manque aussi des figures légendaires dans la région, qui n’ont pas été remplacées.

 

La médaille à son revers : leur réussite à l’export se mêle à une image dégradée en France de certains grands crus de Bordeaux, tant les consommateurs ne s’expliquent pas leur prix et ont tendance à rechercher dans d’autres régions des vins avec plus de personnalité. Cela est dommageable pour tous les autres vignerons bordelais qui proposent des vins avec un véritable rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel.

 

A Pomerol comme à Lalande-de-Pomerol, là encore de nombreux vins atteignent cette année la hiérarchie des Premiers Grands Vins, notamment dans l’appellation Lalande-de-Pomerol. Mené par le mythique Petrus, où nous avons une nouvelle fois été émerveillé par la race de ce vin majestueux, on trouve les vins les plus chaleureux de la région bordelaise, où les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, à la cannelle, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, veloutée, le tout donnant des vins que les propriétaires élèvent à leur image, chaleureuse.

 

 

A Saint-Emilion, Il y a également des nouveautés dans le Classement. En effet, la dérive du Classement “officiel“ qui s’intéresse de moins en moins au terroir et poursuit son chemin vers une reconnaissance des prix (de la frime ?). Comment expliquer que des crus accèdent à la plus haute place quand on connait ce qui distingue leurs territoires à celui, notamment d’Ausone, certainement le plus grand vin racé de la région ? Eh oui, il y a des différences entre les sols de calcaire à astéries qui signent une très grande finesse, et ceux des alluvions sableuses...

 

Vous pouvez aussi simplement vous promener pour comprendre l’importance des sols. Ou procurez-vous l’exceptionnelle carte de Van Leuween, que nous avions publié en son temps dans Millésimes, aujourd’hui “interdite” de publication. Pour quelle raison ?

Franchement, il y tant de vins de l’appellation qui se prennent pour un Côte-Rôtie (le terroir en moins), à force de concentration, d’élevage surdimensionné en fûts neufs... Où est la distinction ? Où est la fraîcheur ?

 

On déguste ces vins sans avoir la moindre envie de les boire. Restez fidèles aux vignerons humbles qui savent qu’un Saint-Emilion, c’est d’abord l’élégance !

 

Et puis, il y a ces “satellites”, les Montagne, Puisseguin, Lussac et Saint-Georges, marqués le plus souvent par des sols de calcaire à astéries (le top) ou de molasses du Fronsadais, où l’on est régulièrement sous le charme de ces vins remarquables, dominé par le Merlot et une fraîcheur en bouche certaine, de grande évolution également, dont la plupart sont au même niveau qualitatif, voire bien meilleurs que des Saint-Emilion Grands Crus Classés (toujours selon ce “classement” officiel), mais à des prix divisés par 3, 4 ou 5... Quelques-uns des plus beaux rapports qualité-prix-plaisir du bordelais se trouvent ici.

 

Dans les Graves, la majeure partie des vins en tête de notre Classement, bénéficient aussi d’un formidable rapport qualité-prix. Bien sûr, les territoires signent des vins de qualité et de style différents à Portets, Castres, Beautiran, Podensac ou Landiras, et c’est tant mieux !

 

En Pessac-Léognan, où les sols sont très diversifiés, on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs. On cherche, sans la trouver, une réponse légitime à certaines notoriétés qui ne semblent pas ou plus justifiées, notamment quand on accède à des prix exagérés. Et puis, là encore, on ne fait pas les mêmes vins sur des croupes graveleuses et des sols sableux.

 

Dans les appellations de Côtes, selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages (Merlot souvent prépondérant), on peut en effet passer du très beau au très simple. De Saint-Vivien-de-Blaye ou Saint-Paul-de-Blaye, de Tauriac à Baurech, de Saint-Magne-de-Castillon à Gabarnac, les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves, en rouges comme en blancs, et à des prix très abordables.

 

En Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, contrairement à ce que vous pourriez croire, les terroirs ont une réelle incidence sur la qualité des vins ! Et des vignerons passionnés qui savent mettre en avant leurs sols (exception faite des palus) élèvent des vins supérieurs à des crus d’appellations beaucoup plus chères et renommées.

 

En Liquoreux, Sauternes en tête, l'équilibre géologique et climatique en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu'est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent toujours d'être appréciés tout au long du repas, et pas uniquement à l’apéritif ou sur les desserts (pour avoir des idées d’accords : www.ideevins.com).

 

Bien sûr, on boit de moins en moins ces vins, et le manque d’une communication pour séduire les consommateurs, ne va pas dans le meilleur sens.

 

La Bourgogne est “la” région où le terroir est omniprésent, où les Grands Crus sont de vrais grands crus !

 

C’est aussi l’un des plus vieux vignobles français, qui s’étend sur des sols d’une richesse magique : marnes kimeridgiennes à Chablis, de silice, calcaire, argile, marnes pour les plus grands rouges (ceux des mi-coteaux), argilo-calcaire en pentes douces pour les plus grands blancs, etc.

 

Aucun autre vin blanc ne peut rivaliser avec ces Crus (Grands Crus ou Premiers) de Puligny-Montrachet, Meursault ou Chablis, qui dévoilent une minéralité envoûtante et tiennent 15, 20, 30 ans sans décevoir ! Et, en rouges, pour lesquels certains dégustateurs incompétents n’ont toujours pas encore compris que la couleur ou la concentration n’ont rien à voir avec un réel potentiel de garde, on ne peut qu’exciter ses papilles avec ces crus racés.

 

Les prix sont chers, certes, mais il n’y pas de comparaison entre un Puligny à 100 euros et un autre blanc au même tarif, ni avec un Gevrey-Chambertin face à un rouge bodybuildé...

Et puis, quel bonheur de serpenter la route des vins, de village de village, en apprenant très vite ce qui distingue les crus séparés par une route, les mi-pente à la plaine. Et tout cela dans la bonne humeur et le partage de boire un “canon” avec ces vignerons simples qui élèvent des vins légendaires

 

En Beaujolais, là aussi, les vignerons sont attachants et ont su redonner toute la noblesse à leurs crus, après une époque ou les primeurs qui sentaient tout sauf le vin risquaient de détruire toute l’image de la région.

 

Les sols comptent ici, autant qu’ailleurs, et on le voit en débouchant les flacons de ces vignerons qui associent talent et convivialité. Terroir oblige, à cépage unique, un Brouilly (granit et sables alluviaux) n’a rien à voir avec un Morgon (schistes granitiques décomposés), un Juliénas (schiste et granit) avec un Fleurie (arène granitique), un Chiroubles (granit et porphyre) avec un Moulin-à-Vent (granite rose).

 

En Champagne, une bonne dizaine de vignerons et (petites) maisons font leur entrée dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés. D’autres suivront prochainement.

 

Pour trois raisons principales :

 

- l’omniprésence historique et marketing d’un bon nombre de grandes (dans le sens d’importance) maisons commence à avoir bon dos. A l’heure où certaines continuent de déverser gracieusement ou pas, l’une du mobilier sur une plage, l’autres des magnums lors d’évênements sportifs ou de festivals, eh bien, les “petits” vignerons, eux, ont visiblement compris ce qu’il fallait faire : aller se présenter eux-mêmes aux restaurateurs (c’est quand même plus sympa qu’un représentant), expliquer leur savoir-faire, partir au Japon ou en Russie, conforter leur présence sur le Net et les réseaux sociaux, se montrer...

 

- la qualité des cuvées des vignerons que l’on déguste depuis une bonne dizaine d’années est nettement plus passionnante que des cuvées de grands groupes qui ont toujours le même goût : elle apporte une originalité des sols, fait ressortir ici le Pinot meunier, là un territoire spécifique de Grand ou Premier Cru, la Byodynamie, le respect de la Nature, le traitement des sols à la charrue, tout cela exacerbe ce que l’on attend d’un vrai grand vin : son originalité. C’est le résultat d’une persévérance hors-normes de la part de ces vignerons.

C’est le plus beau paradoxe français : quand des régions entières uniformalisent leurs vins, en Champagne, on a pris le contresens en valorisant enfin son terroir !

 

- les prix. Entre 30 et 50 euros (c’est-à-dire aux prix des cuvées de base de beaucoup de marques), on accède donc à des cuvées formidables. Bien sûr, certaines sont plus chères mais toujours bien moins que les plus connues. Comment ne pas encourager cela ?

On voit d’ailleurs que les accords pour le nombre de kilos/hectare est aussi (et le sera plus encore demain) le nouveau challenge mené par les meilleurs vignerons : ils ont besoin de raisins pour pérenniser leur entreprise et les problèmes de surstockages des grands maisons ne sont pas les leur. Eux, ils vendent, de plus en plus, de mieux en mieux !

 

En Languedoc, de Faugères en Minervois, des Corbières à Saint-Chinian, en passant par les Languedoc ou les Vins de Pays (IGP)... on soutient encore et toujours ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques... le tout donnant de vrais beaux vins typés, même si les conditions climatiques peuvent créer des vins trop alcoolisés. Les rosés sont de mieux en mieux faits.

 

En Provence c'est toujours Bandol qui signe une gamme de vins superbes, dans les trois couleurs ! Les autres appellations maîtrisent parfaitement les rosés et les blancs, et on peut regretter la voix empruntée par certains vers des rouges de plus en plus forts, concentrés. Ceux qui sont retenus élèvent les meilleurs. et laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…).

 

En Corse, la force des terroirs a toute son importance et les coups de cœur sont réels.

 

En Sud-Ouest, là encore, le jeu de “je fais le vin le plus concentré que mon voisin” ferait sourire si l’on n’était pas en train de masquer son terroir et l’originalité de ces grands cépages historiques régionaux. Car, à Cahors, à Bergerac ou à Madiran, il faut quand même reconnaître que l’on n’a pas envie de finir une bouteille (voir Saint-Emilion). Par contre, quand un vigneron ne tombe pas dans ces pièges, on retrouve à la fois la puissance et la rondeur des meilleurs vins de la région. Les blancs sont remarquables, secs ou moelleux.

 

Dans le Val de Loire, c’est le plaisir et des prix très abordables. Les rouges sont beaux, bons, savoureux, marqués par ce Cabernet franc et Le Gamay qui se plaisent à merveille dans ces appellations où les sols de tuffeau tutoient ceux de graviers. Les liquoreux sont au top.

Les Sancerre et Pouilly-Fumé sont franchement superbes. Racés, frais, vifs, parfumés par ce Sauvignon qui ne s’exprime nulle part ailleurs aussi bien, sur ces sols de caillottes, de silex, de terres blanches, de marnes kimméridgiennes...

 

Dans la Vallée du Rhône, comme toujours, les vins retenus bénéficient d’un splendide rapport qualité-prix-plaisir. En blancs comme en rouges, les sols ont une grande influence, de beaux Châteauneuf-du-Pape (galets, bien sûr, mais aussi des sables) ou un Côte-Rôtie (terrasses granitiques et oxyde de fer) à 35 euros valent largement leur prix, sans parler de la multitude d’appellations : Beaumes-de-Venise (calcaire tendre et molasses), Rasteau (sols bruns et calcaires), Cairanne (terrasses argileuses et molasses sableuses) ou “simples” Villages (Séguret, Visan...) que l’on trouve entre 7 et 12 euros. Voilà des vins typés et à prix doux !

 

Vous allez voir que la sélection est sévère et que pas mal de propriétaires ont été éliminés. C’est l’assurance de garder les meilleurs !

 

Merci de votre fidélité.

 

Patrick, Mélodie et Thibault

 

N.B. Toujours innovants, en famille, nous ouvrons en fin d’année 2020, notre Boutique L’Amour du Vin, dont s’occupent Mélodie et Thibault au 124, route de Léognan, 33170 Gradignan (www.amourduvin.com). Le concept est toujours unique : une sélection des meilleurs vignerons de leur appellation, les vins vendus prix-propriété, sans aucune marge prise par la boutique, des dégustations, des conseils...

 

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