Les liqueurs de fruits, de plantes et d'esprits 
LE GUIDE DU VIN 2017
Choisissez une région, une appellation
puis éventuellement une commune :




LE LEXIQUE DU VIN :   A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z


     Entrez le nom d'un château, d'une appellation, d'un vin ou d'un pays :
Loading
 
      ACCUEIL > Les liqueurs de fruits, de plantes et d'esprits

Ce qu'il faut savoir cette année
Les meilleurs millésimes
à boire
La qualité des derniers
millésimes
La Vintage Code
L'accord idéal des vins et des mets​
L'Encyclopédie mondiale du vin
Les domaines en vidéo


Restez informé

Les meilleurs vins dégustés gratuitement dans votre e-mail
Tapez votre adresse email :



Les liqueurs de fruits, de plantes et d'esprits

Les liqueurs de fruits

Les liqueurs de fruits, obtenues par macération des fruits dans l’alcool durant plusieurs mois, stabilisation par le froid et addition de sirop, sont les plus riches en vitamines (gare au régime). La plus célèbre est la crème de cassis, que l’on mélange à tort et à travers avec du vin blanc en la proposant sous le nom de Kir, sans préciser que le véritable Kir, celui du Chanoine, ne se préparait qu’avec du Bourgogne aligoté. Les autres ne méritent que le nom de vin blanc-cassis. Goûtez-la aussi seule, pour elle-même.

Le Cherry Brandy, obtenu par macération de cerises dans de l’alcool pratiquement pur, tient la dragée haute aux autres liqueurs issues de framboises, prunes ou mirabelles. Il faut le boire pur dans un verre frais, comme la plupart des digestifs à base de fruits rouges. En Suisse, on n’hésite pas à rajouter des arômes de chocolat pour proposer un “Chéri Suisse”, dont l’exploitation du nom semble manifeste. A ce propos, les contrefacteurs sont nombreux. La palme revient à la Maison Suze (liqueur de Gentiane, à boire surtout en apéritif), qui, depuis près de deux cents ans, voit sa bouteille (caractéristique pourtant) outrageusement galvaudée. Qu’elle se rassure, comme certains bijoutiers et couturiers, on ne copie que ce qui peut en valoir la peine, et c’est une manière comme une autre de faire parler de ses produits (souvenez-vous de sa publicité).

La Chartreuse

En voilà une dont le secret de fabrication est bien gardé. On ne compte plus les dents que se sont cassées des copieurs coquins. Usant de leur droit divin, les frères de Voiron manient l’humour et l’absolution devant les espions envoyés des quatre coins de la planète dans leur beau monastère de la Grande-Chartreuse en Isère. Mystérieuse comme le Saint-Esprit, appréciée par les vrais amateurs ou jalousée par ses concurrents (s’il en est), la Chartreuse draine à travers ses alambics le symbole même d’une vraie liqueur.

Elaborée dans le plus total secret à base d’herbes, de plantes et d’eau-de-vie de vins exclusivement, distillée copieusement et parfaitement, rehaussée par du miel pur ou du sirop de sucre, vieillie en fûts de chêne de Russie qui, à l’inverse de ceux du Limousin (pour le Cognac), ne lâchent pas de matières colorantes, la Chartreuse demande à être dégustée religieusement, bien sûr. Présentée soit verte (c’est ma favorite), soit jaune, plus douce, âgée de trois années au moins ou auréolée d’un Vieillissement Exceptionnel Prolongé (VEP), elle est parvenue à se moquer, à travers les siècles, de la mode ou des habitudes des consommateurs.

Preuve qu’un élixir de longue vie (les frères chartreux en proposent aussi) a quand même besoin d’un coup de pouce du Seigneur.

Plus terre à terre, mais apparentée quand même à quelque ancien élixir de moine, la Bénédictine n’hésite pas non plus sur la subtilité de sa composition. Pas moins de vingt-sept plantes très aromatiques sont utilisées (noix de muscade, myrte, hysope, mélisse…), séchées et réparties en différentes distillations dont on ne conserve que le cœur.

L’essence des esprits

Plus nombreuses, les liqueurs à base d’esprits, c’est-à-dire d’extraits d’essences et d’arômes de fruits, plantes ou autres graines et racines, sont pour les meilleures mélangées à de grands alcools. A leur tête, la liqueur de la famille Cointreau. Elaborée à partir d’une macération d’écorces d’oranges douces et amères dans de l’alcool, d’une chauffe qui permet de catalyser les vapeurs aromatiques, redistillée rigoureusement en séparant la tête et les queues de la coulée, le Cointreau est l’une des liqueurs les plus subtiles qui soient, dont la finesse et la complexité d’arômes séduisent régulièrement les femmes (c’est une référence), comme les hommes. A noter qu’il faut le goûter aussi bien sec que sur des glaçons. Si la silhouette de la bouteille de Cointreau fait saliver les amateurs de nectar de plus de 150 pays, ce qui favorise aisément les rentrées de devises étrangères pour l’Etat comme les autres marques de liqueurs qui bénéficient de cet engouement, une autre petite a réussi son impact visuel.

Vous l’avez deviné, je veux parler du Grand-Marnier. Comme le Cointreau, le Grand-Marnier est issu d’une macération d’écorces d’oranges dans de l’alcool, distillé, et cet alcoolat d’oranges est ensuite mélangé à du Cognac. Le Grand-Marnier reste en tout cas une des grandes liqueurs françaises mondialement connues. A tel point que les trois quarts de la production sont exportés, dont une bonne partie aux USA. Toujours les devises… La notoriété du Grand-Marnier est d’ailleurs telle qu’on a assorti cette adorable liqueur à tout un tas de produits, du meilleur au pire, des esquimaux aux crêpes suzette. Un Grand-Marnier se suffit pourtant à lui-même et se boit très bien sec.

Chaque marque de liqueur possède en effet sa propre forme de bouteille, et voilà une bonne occasion de vous lancer dans une nouvelle collection. Sous mes yeux, défilaient donc les rondelettes (Monin’s, Bénédictine, Grand-Marnier, Freezomint de Cusenier), les carrées (Cointreau, une fraise des bois, Loghan Ora), ou les plus élancées (Chartreuse, Mandarine Impériale, Izarra, Marie Brizard). Sur une trentaine de liqueurs dégustées, je continue par celles qui m’ont le plus séduit. La gamme de la maison Cusenier, par exemple. Du Mandarin (liqueur d’orange) au Freezomint (liqueur de menthe), qui rafraîchit le palais, en passant par l’Ambassadeur ou le Curaçao, issu d’écorces d’oranges, fin et fort à la fois. On raconte que cette dernière liqueur, qui doit son nom à une petite île du Venezuela, doit son origine à la colonisation de cet archipel des Antilles néerlandaises par les Hollandais (XVIe siècle), qui en rapportèrent de petites oranges amères. Le Curaçao est fabriqué de même manière que la plupart des autres liqueurs : séchage des écorces, puis infusion dans l’alcool, de douze à trente-six heures. Le mélange est ensuite distillé pour donner un alcoolat d’orange, qui est édulcoré et quelquefois coloré. Souvent mal connue, imitée dans le monde entier, la liqueur de Curaçao mérite une dégustation qui vous fera découvrir son élégance et la chaleur de ses arômes.

A mieux découvrir aussi, une liqueur basque, l’Izarra, élaborée à base de plantes et de macération de fruits dans de l’Armagnac. Proposée en liqueur verte (48°, quarante-huit plantes), ou jaune (40°, trente-deux plantes), elle vaut aussi une bonne note de dégustation.

Quelques autres liqueurs gagnent à être connues, comme Peter Heering, Café Kahlkua ou Get 27, une liqueur à base de menthe, qui se boit avec de la glace pilée. Très rafraîchissant.

Sans m’étendre sur la finesse et la subtilité d’arôme de la liqueur Marie-Brizard, qu’il faut déguster avec de la glace pilée et qu’il n’est plus nécessaire de faire découvrir aux vrais amateurs que vous êtes, testez aussi la délicatesse des autres productions de cette maison en goûtant ses crèmes de banane, de noisette, de noix de coco, de pêche ou de cacao.

Dans les liqueurs de fruits, j’aime bien la remarquable Mandarine Impériale, obtenue par macération d’écorces, filtration et apport de sucre, à humer impérativement en prenant son temps avant de l’avoir en bouche.

Dans un autre style, la Maison Pagès conmercialise avec succès sa Verveine du Velay, fort digestive grâce aux nombreuses plantes, chères aux herboristes, qui entrent dans sa composition.

Une dernière chose : la mode aidant, de nombreuses liqueurs sont utilisées dans la fabrication de cocktails. La plupart des liqueurs de ce guide sont dignes d’être approchées à part entière, surtout en digestifs, à un moment qui semble propice à une osmose parfaite entre le palais des amoureux de l’art de vivre et ces nectars qui fleurent bon leurs essences. Mieux vaut prendre son temps pour les déguster, les choisir, plutôt que de se satisfaire d’un quelconque pousse-café ou d’un mauvais Brandy. Vous y reviendrez.

Suivez Dussert

Patrick Dussert-Gerber sur Facebook Patrick Dussert-Gerber sur Twitter Patrick Dussert-Gerber sur LinkedIn Patrick Dussert-Gerber sur Viadeo

A l'honneur

CORSE
Domaine PERALDI
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Beau ...
Lire la suite
LANGUEDOC
Château AURIS
Le territoire d’Auris couvre, au total, environ 300 ha avec un ...
Lire la suite
VALLÉE DU RHÔNE
Domaine du MOULIN
Depuis quatre générations, on pratique ici une ...
Lire la suite
VALLÉE DU RHÔNE
Domaine de La ROYERE
Le domaine de La Royère est une propriété familiale reprise en ...
Lire la suite
BORDEAUX
Château FILHOT
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Depuis le ...
Lire la suite

Le premier guide interactif


UNIQUE EN FRANCE
, DISPONIBLE EN EDITION PAPIER OU NUMERIQUE

L'EDITION PAPIER
Exclusif : votre dédicace personnalisée par l'auteur


Un vrai guide interactif !

De votre tablette ou smartphone, flashez le QrCode du propriétaire et accédez gratuitement d'un seul clic aux commentaires de dégustation du GUIDE 2017

FRANCE METROPOLITAINE : 32,00 €
(Port Prioritaire compris)



L'EDITION NUMERIQUE PDF
L'intégralité du Guide chez vous dès votre paiement :

Idéal pour l'avoir toujours sur vous où que vous soyez, en cave, dans vos déplacements (sur votre smartphone, votre tablette). Consultable en très grand format sur votre ordinateur.

16,00 €
(format numérique PDF)

La qualité réelle des derniers millésimes

Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.
 
Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait !

2015 : c’est le grand millésime depuis cinq ans, toutes régions confondues. Puissance et distinction, il a tout.

- À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d'où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, ce sera un millésime de garde.
Lire la suite

Lire la suite

Les meilleurs millésimes à boire aujourd'hui, région par région

En Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les 2012 et 2011, les grands 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989).

En Bourgogne, aux côtés d’une belle séquence qui comprend les millésimes 2015 à 2009, le 2008 est assez délicat (remarquable en blanc), le millésime 2007 très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme 2005.

Lire la suite


La bible des vins



MILLESIMES 2016
Edition annuelle

Le terroir, sinon rien

Les grands vins racés et ... les autres

EXCLUSIF

Feuilletez gratuitement MILLESIMES en ligne comme le vrai magazine en tournant les pages

CLIQUEZ ICI


Recevez MILLESIMES en édition interactive PDF dès votre règlement
7 €
(format numérique PDF)

Recevez MILLESIMES en édition papier 464 pages en couleur présentation luxueuse


France Métropolitaine
15€
(port prioritaire compris)

L'actualité avec Millesimes

BOURGOGNE
La photo de la semaine :
Domaine GROS Frère et Soeur

La dégustation de la semaine

LES FORMIDABLES VINS DE MARIE-ANGE ROBIN
Domaine Guy ROBIN À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un beau domaine de 15 ha entourant le village de Chablis. Les vignes bénéficient d’un ensoleillement tout à fait adéquat de par l’exposition sud-est et est-ouest des coteaux et de leurs pentes prononcées. Très côté pour ses Vins de Montée de Tonnerre et ses Valmur, le Domaine Guy Robin offre ...

CHAMPAGNE
La photo de la semaine :
R. GABRIEL-PAGIN Fils

La dégustation de la semaine

GUIDE 2015 : 4 CHAMPENOIS PRIX D'HONNEUR
Philippe de LOZEY Cette Maison familiale champenoise est née en 1871. Depuis 4 générations, le domaine s’est étendu et les pratiques tant culturales que vinicoles se sont régulièrement perfectionnées. Edmond, Raymond, Daniel, aujourd’hui Philippe, les Cheurlin ont poursuivi avec passion cette exigence pour des vins et des vieillissements toujours plus qualitatifs. Chez De Lozey, on se bat tous les jours pour ...

SUD-OUEST
La photo de la semaine :
Domaine de POUYPARDIN

La dégustation de la semaine

Château LECUSSE, PRIX D'HONNEUR DANS LE GUIDE DES VINS 2015
  À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Les plus anciens documents historiques concernant Lecusse datent de 1640. A cette époque, plusieurs familles y habitaient dans trois ou quatre maisons. La ferme fut habitée jusqu'aux années trente. Son pigeonnier était un signe de prospérité. Un four à pain était utilisé en commun par les familles, de même pour les deux lavoirs. Quelques parties du ...

Tapez votre adresse email :

Guide des vins
Millesimes
Millesimes
Blog Dussert-Gerber
Guide des vins
Vinovox
Millesimes
Vins du Siècle
Journal du Vin
Dietetique
 
CLASSEMENTS
ENCYCLOPEDIE
MAIS AUSSI
   
   
Guide des Vins © Patrick Dussert-Gerber et Société Malta - Reproduction interdite - Mentions légales - dussert@guidedesvins.com
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier avec modération.