L’élaboration des vins 
LE GUIDE DU VIN 2017
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L’élaboration des vins

Le vin est un breuvage magique. C’est aussi l’un des plus extraordinaires aliments qui puisse exister. Rouge ou blanc, le vin est un liquide formé d’eau (800 à 950 g/l) qui contient en dissolution ou en suspension la plupart des grandes fonctions de la chimie organique. Une véritable alchimie naturelle se crée alors au cours de la fermentation du vin. Si son élément essentiel est l’alcool éthylique qui se transforme au cours de la fermentation, les phosphates et les lipides côtoient les vitamines, les glucides ou les éthers, et font de ce produit fermenté (bien avant le pain et le fromage) un élixir de longue vie qui entretient notre corps régulièrement si l’on préfère déguster que boire à tout va.

 
 
Les vins rouges

L’élaboration du vin est un processus parfaitement naturel. Lorsque la vendange arrive à la cave, il vaut toujours mieux la trier. La vendange passe tout d’abord dans le fouloir, où elle est légèrement écrasée après avoir été la plupart du temps éraflée. Le moût, qui contient le jus, les pellicules et les rafles, est alors transvasé dans des cuves (en acier inoxydable ou en ciment). La fermentation va commencer. Ce sont les levures, des champignons microscopiques, qui en sont responsables en s’attaquant au sucre que le raisin contient pour le transformer en alcool avec émanation de gaz carbonique. Le processus de fermentation démarre à 18 °C. Cette étape dure de quelques heures (ou jours) pour des vins très légers (vin d’une nuit, Beaujolais), et jusqu’à 4 semaines pour les grands vins rouges tanniques. Le chauffage du moût et l’emploi de levures artificielles activent cette opération. On peut renforcer le degré alcoolique par l’adjonction de sucre au moment de la cuvaison (chaptalisation), ­d’environ 2 à 3°. On comprend que pour qu’un vin soit rouge, il faut que les pigments de la peau des raisins soient dissous dans le jus incolore. La structure tannique et la couleur du vin sont donc apportées par la peau du raisin, à une température située entre 25 et 28 °C. Au-dessous de 10°, la fermentation cesse ; au-delà de 35 °C, les levures sont tuées par la chaleur. Plus le vin macère avec ses peaux de raisins, plus il acquiert de la charpente et de la couleur. Les fermentations chaudes contribuent à l’extraction des polyphénols et des tanins indispensables à l’élaboration des grands vins de garde. Durant cette étape, les éléments solides (c’est ce que l’on appelle le “chapeau”) remontent à la surface des cuves et sont régulièrement soit arrosés par le jus de la cuve (remontage), soit submergés (pigeage), afin d’augmenter les extractions. Durant la maturation, étape suivante de la vinification, le vin va subir une nouvelle modification, la fermentation malolactique, durant laquelle des bactéries transformeront l’acide malique en acide lactique. La fermentation terminée, c’est l’écoulage, période durant laquelle on soutire le vin de goutte, puis le vin de presse.

En fonction du style de vin que l’on veut faire, on peut incorporer un pourcentage plus ou moins important de vin de presse (contribuant au potentiel de longévité) dans le vin de goutte. Le vin est prêt soit pour être mis en cuves (de quelques jours à plusieurs mois), soit pour être élevé en barriques (de quelques mois à deux années). Tout dépend de la qualité du millésime et du vin que l’on veut faire.

 
 
Les vins rosés

Si l’on trouve encore (hélas !) des vins rosés fabriqués en mélangeant du rouge et du blanc, un vrai rosé est tout simplement un vin rouge auquel on n’a pas laissé le temps de prendre sa couleur.

 
- Les rosés de pressurage

Ils sont issus d’une vinification en blanc de raisins noirs, foulés, égouttés et pressurés. Le pressurage est incorporé au vin de goutte pour lui donner de la couleur. Leur élaboration s’apparente plus à celle des vins blancs (voir plus loin).

 
- Les rosés de saignée

Les meilleurs, à mon sens, en tout cas ceux qui ont le plus de saveur et de finesse. Ce sont des vins issus d’une séparation du moût d’une vendange de vin rouge, égrappée (ou non) et foulée, après seulement quelques heures de macération. La cuve est alors “saignée”, c’est-à-dire qu’on en écoule une partie, le reste poursuivant sa vinification en rouge. Le jus écoulé poursuivra sa fermentation hors du contact des peaux, pour ne pas prendre de couleur, et fera sa fermentation malolactique.

 
 
Les vins blancs secs

Le vin blanc est élaboré à partir de raisins blancs et/ou noirs égrappés au fur et à mesure qu’ils sont pressés. Plus on presse, plus la qualité diminue. L’opération doit être faite rapidement car le moût doit être surtout bien protégé de l’oxydation, en évitant tout brassage, et en ajoutant de l’anhydride sulfureux, antioxydant et antioxydasique. On procède ensuite à la séparation avant la fermentation des bourbes du jus clair (débourbage), soit de manière naturelle (par sédimentation), soit volontaire (centrifugation…). On peut laisser la peau macérer avec le moût durant quelques heures afin d’intensifier l’arôme. Le jus clair est alors dirigé vers les cuves de fermentation (ou les barriques, pour les très grands crus). Des levures sélectionnées sont ajoutées au vin dans la cuve. La fermentation s’effectue à une température située entre 12 et 20 °C, et principalement autour de 15 °C. Si besoin, les cuves doivent être rafraîchies électroniquement, ou par arrosage extérieur ou encore par des serpentins remplis d’eau fraîche. Selon le type de vin blanc sec recherché, on peut décider de stopper ou non la fermentation malolactique, qui apporte de la rondeur au vin mais lui faire perdre de l’acidité. La plupart des blancs secs sont ensuite stockés dans des cuves avant d’être mis en bouteilles. Quelques-uns (Bourgogne notamment) sont élevés, voire vinifiés en barriques, comme les rouges.

 
 
Les vins blancs doux

S’il est possible de faire des vins doux artificiellement en ajoutant du dioxyde de soufre ou en ôtant les levures de la cuve pour faire cesser les fermentations, il vaut mieux employer un processus plus naturel. Les vins sont alors obtenus en arrêtant la fermentation tandis qu’il reste encore du sucre. Bien entendu, les meilleurs sont les vins issus de raisins atteints par le Botrytis cinerea, qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins. Le raisin doit parvenir à une forte concentration de maturité due à l’action du Botrytis cinerea, dénommé aussi “pourriture noble”. Cette dégradation bénéfique du raisin lui fait perdre son eau, accroît sa teneur en alcool et apporte au vin un surcroît de liqueur.

 
 
Les vins mousseux
 
- La méthode champenoise

En Champagne comme ailleurs, la méthode de la prise de mousse consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées (voir Champagne).

 
_ La méthode gaillacoise

Ou rurale. Par rapport à la méthode champenoise, le vin ne subit pas de seconde fermentation en bouteilles. Il est embouteillé durant la première fermentation, qui se poursuit donc en bouteilles.

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La qualité réelle des derniers millésimes

Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.
 
Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait !

2015 : c’est le grand millésime depuis cinq ans, toutes régions confondues. Puissance et distinction, il a tout.

- À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d'où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, ce sera un millésime de garde.
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Les meilleurs millésimes à boire aujourd'hui, région par région

En Alsace, les derniers millésimes sont savoureux, les 2012 et 2011, les grands 2010 et 2009, le millésime 2008 est nettement plus réussi que le 2007, particulièrement difficile (il y a de rares exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 suivent, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 1997 ou 1989).

En Bourgogne, aux côtés d’une belle séquence qui comprend les millésimes 2015 à 2009, le 2008 est assez délicat (remarquable en blanc), le millésime 2007 très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme 2005.

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L'actualité avec Millesimes

BOURGOGNE
La photo de la semaine :
Domaine GROS Frère et Soeur

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LES FORMIDABLES VINS DE MARIE-ANGE ROBIN
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ALSACE
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Gérard METZ

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Charles SCHLÉRET, PRIX D'HONNEUR DANS LE GUIDE 2015

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GUIDE DES VINS 2015 / Château FABAS, le grand art
  À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Au nord-est de Carcassonne, dans la zone centrale du Minervois, terroir dit “les Balcons de l’Aude”, cette ferme fortifiée moyenâgeuse est un domaine d’un seul tenant de 158 ha avec 58 ha de vignes dont 45 plantés en Minervois. C'est sur ce domaine aux multiples senteurs méditerranéennes que Roland Augustin, aidé ...

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